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Quoi qu’on pense de l’institution monarchique anglaise, Elizabeth II est une femme digne d’admiration. Depuis son accession au trône, il y a près de 69 ans, elle tient son rôle avec dignité, élégance et réserve. Elle assume, au quotidien, sa mission de chef de l’État, avec une rigueur sans faille, payant de sa personne, ne se laissant jamais aller à la médiocrité et remplissant ses devoirs de souveraine, dans la bonne humeur apparente et la bienveillance pour ses sujets. Elle est l’archétype du leader, mettant sa personne au service du peuple, pour qui elle représente la continuité de l’état. Elle, qui a déjà vu se succéder 15 premiers ministres au cours de son règne, a montré, il y a toute juste quelques semaines, à l’occasion des funérailles de son compagnon durant 74 ans, le duc d’Edimbourg, une dignité exemplaire et une maîtrise de soi admirable. Son secret ? L’autodiscipline. Voilà une femme qui, consciente de ce qu’elle représente et de la charge qui pèse sur ses épaules, a su se montrer, en toute circonstance, digne de son destin.

Oui, cet exemple montre combien l’autodiscipline est le passe-partout du leadership. Comme toutes les qualités humaines, l’autodiscipline se forge avec du travail et de la persévérance. Elle s’apprend. Certains, se croyant laxistes, renoncent à s’améliorer, se disant : « C’est ainsi que je suis fait. On ne peut pas lutter contre sa nature ». Quelle erreur !

Tout le monde peut devenir le leader qu’il rêve d’être. C’est évidemment plus ou moins difficile, selon le caractère de chacun. Mais chaque personne peut décider d’adopter des attitudes et un comportement qui la conduiront vers où elle a décidé d’aller. Pour y parvenir, toutefois, il n’est pas possible de se contenter de vœux pieux. Il faut que la détermination prolonge l’intention.

Rien de ce qui a de la valeur n’est facile à obtenir. Le leadership n’y fait pas exception. Comme il est constitué de multiples facettes, ceux qui y prétendent devront commencer par acquérir les traits de caractère qui leur sembleront le plus utile, ici et maintenant, dans leur activité actuelle. Ne décidez toutefois pas de tout changer d’un coup. C’est le plus sûr moyen de vous décourager. Concentrez-vous, d’abord, sur un premier objectif d’amélioration. Ressassez-le et pratiquez-le, jusqu’à ce que vous en ayez fait une composante intangible de votre personnalité. C’est alors, seulement, que vous pourrez envisager de commencer à vous approprier une autre évolution. Le bon côté de cet exercice est, qu’au fil des changements successifs que vous vous imposerez, votre détermination se renforcera. Votre confiance en vous aussi et, par conséquent, votre autodiscipline. Ne souffrez aucune exception. Changez ou ne changez pas, mais, une fois votre décision prise, ne faites pas les choses à moitié. C’est le prix à payer pour vous garantir la réussite du parcours dans lequel vous vous êtes engagé.

L’autodiscipline ne se conçoit que dans la détermination et la persévérance. C’est dur, mais au bout de la route, la récompense est à la hauteur de l’effort. Vous y gagnerez un caractère mieux trempé, une réelle assurance et un grand respect de vous-même. Tous les ingrédients du charisme qui vous permettra de conduire vos équipes au succès, dans l’enthousiasme, seront ainsi réunis. Gardez aussi à l’esprit ce mantra : “Le prix de la discipline est beaucoup plus facile à payer que le prix des regrets”.